Emballage et environnement : un droit fondamental au cœur des enjeux agroalimentaires

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Emballage et environnement : un droit fondamental au cœur des enjeux agroalimentaires


Lors de la 2ᵉ édition du Salon de l’Emballage Agroalimentaire en Afrique (AFoodPack), tenue du 25 au 26 novembre 2022 à l’IST Ouaga 2000, sous le thème « Emballage agroalimentaire en Afrique : Esthétiques et normes », le Dr Touwende Roland OUEDRAOGO, juriste et enseignant-chercheur, a présenté une communication sur le lien entre emballages agroalimentaires et droit à un environnement sain au Burkina Faso.

 

 

Au-delà de son rôle de protection et de valorisation des produits, l’emballage agroalimentaire s’impose aujourd’hui comme un enjeu juridique et environnemental majeur. C’est ce qu’a démontré le Dr OUEDRAOGO, en mettant en lumière le lien étroit entre emballage et respect du droit fondamental à un environnement sain.

 

Dans sa communication, le Dr OUEDRAOGO a d’abord posé les bases du droit à un environnement sain au niveau international. S’appuyant notamment sur la Déclaration de Stockholm de 1972, il a rappelé que ce droit est reconnu comme un droit fondamental permettant à chaque individu de vivre dans des conditions dignes et respectueuses de l’environnement. Ce cadre est renforcé par plusieurs résolutions internationales qui consacrent progressivement ce principe.

Au niveau africain, ce droit est également reconnu à travers plusieurs textes juridiques majeurs, notamment la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ainsi que le Protocole de Maputo, qui insiste sur le droit des populations, en particulier des femmes, à vivre dans un environnement sain. La majorité des États africains ont d’ailleurs intégré ce droit dans leurs constitutions et leurs législations.

Au Burkina Faso, ce principe est affirmé par la Constitution du 2 juin 1991 et renforcé par le cadre législatif en vigueur, notamment la loi n°045 interdisant la production, l’importation et la commercialisation des sachets plastiques non biodégradables. Ces dispositions traduisent la volonté des autorités de protéger l’environnement et de réduire la pollution plastique. Elles consacrent le droit de chaque citoyen à un environnement sain tout en imposant aux acteurs économiques, y compris ceux du secteur de l’emballage, de s’orienter vers des solutions plus respectueuses de l’environnement.

Faisant le lien avec l’emballage agroalimentaire, le communicateur a souligné que celui-ci doit impérativement respecter ces exigences juridiques. Cela implique la production d’emballages de qualité, non polluants, respectueux de la santé humaine et intégrant des informations claires à travers l’étiquetage. Il a également insisté sur l’importance des études d’impact environnemental et du respect des normes.

Le Dr OUEDRAOGO a enfin rappelé les implications concrètes de ces obligations, notamment à travers la loi burkinabè interdisant les emballages plastiques non biodégradables. Selon lui, la qualité de l’emballage influence directement celle des produits agroalimentaires et peut, en cas de non-conformité, constituer un risque pour la santé et l’environnement, exposant ainsi les acteurs à des sanctions.

 

À travers cette communication, le Dr OUEDRAOGO a mis en évidence que l’emballage ne relève pas uniquement de considérations techniques ou esthétiques, mais constitue un levier essentiel pour garantir un droit fondamental : celui de vivre dans un environnement sain. Un rappel fort pour les acteurs du secteur, appelés à intégrer pleinement ces exigences dans leurs pratiques.

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